LES LIMITES
A) Un SIRH pour servir les RH et non l'inverse
Au-delà de l'optimisation des flux d'information et des gains de productivité substantiels qu'il génère, le SIRH s'impose donc comme un outil de pilotage et d'aide à la décision pour tous les acteurs RH.
Mais attention ce sont bien les finalités de la GRH qui doivent guider la mise en place d'un système d'information RH et non l'inverse. C'est bien la stratégie qui prime sur la technologie, cette dernière ne constituant qu'un moyen et non une finalité.
B) Un outil particulièrement sensible en raison des informations manipulées dans le SIRH
On constate que les contraintes qui pèsent sur les informations que traite le SIRH sont très variables, entre la paie qui s’appuie à la fois sur des informations personnelles et un cadre réglementaire strict, dans un processus très exigeant (délais, fiabilité), les évaluations personnelles qui concernent un nombre limité d’acteurs (management, DRH), la communication interne (intranet), le tableau de bord RH destiné à la direction, on passe d’un extrême à l’autre.
Comment concilier dans ces conditions la recherche d’un système d’information fluide et efficace et un cloisonnement strict des données ? La réponse passe par une gestion très stricte des autorisations d’accès sur un ensemble de données très disparates au regard des critères évoqués. Mais on ne manquera pas de relever que l’intégration opérée par le SIRH présente le risque de donner un accès très large à un administrateur informatique, par exemple.
Le SIRH doit répondre à différents critères :
§ l'Efficacité : qui qualifie toute information pertinente utile aux processus métier, livrée au bon moment, sous une forme correcte, cohérente et utilisable.
§ l’Efficience : qui qualifie la mise à disposition de l'information grâce à l'utilisation optimale (la plus productive et la plus économique) des ressources.
§ la Confidentialité : qui concerne la protection de l'information sensible contre toute divulgation non autorisée.
§ l'Intégrité : qui touche à l'exactitude et à l’exhaustivité de l'information ainsi qu'à sa validité au regard des valeurs de l'entreprise et de ses attentes.
§ la Disponibilité : qui qualifie l'information dont peut disposer un processus métier tant dans l'immédiat qu'à l'avenir. Elle concerne aussi la sauvegarde des ressources nécessaires et les moyens associés.
§ la Conformité : qui consiste à se conformer aux lois, aux réglementations et aux clauses contractuelles auxquelles le processus métier est soumis, c'est-à-dire aux critères professionnels imposés par l'extérieur comme par les politiques internes.
§ la Fiabilité : qui concerne la fourniture d'informations appropriées qui permet au management de piloter l'entreprise et d'exercer ses responsabilités fiduciaires et de gouvernance.